Obrázky stránek
PDF
ePub

in America; and they are grieved to the very heart to think that men of war and troops should be sent here, and we know not for what. We are well satisfied, that their being sent here, is owing to false representations of a few among ourselves; and these very people would be glad to have tumults and mobs, in order to support their representations; but the inhabitants have no disposition for any such conduct, and are determined there shall be none; although as a town we have been greatly insulted by some of the military officers: One of them was heard to tell a number of negroes, to abuse the masters, and cut their master's throats, and come to him upon the parade, and he would free them, for he came to make them free, and to make slaves of their masters; however, the civil authority have taken so much notice of him as to bind him over to the next superior court.

These things are hard to bear, and should there be some private quarrels (which I hope there will not) it would be hard for a whole town or province to suffer for a few imprudent members. Further we think it hard, that the troops are kept in the centre of the town, although at the crown's expense, when the province have provided barracks, &c., at the castle, where there would be less danger of the troops being debauched by strong drink, and much less danger of desertion. But no. They must be in the very centre of the town; and if some amongst us could have their will, I believe we should have them in every private family, excepting a few. I have sent you some late newspapers,

in which

you will see the sentiments of the council in their address to General Gage (see Gazetteer, Dec. 10,) with regard to the mobs. I think it contains a fair representation of the whole.

I am credibly informed, that the revenue collected for nine months by the commissioners, amounts to but about twenty thousand pounds, and sixteen thousand of that expended in salaries, and there yet remains three months salary due.

Gaz. Dec. 19, 1768.

Extract of a letter from Philadelphia, Nov. 14. “From Fort Chartres we learn, that Capt. Gordon Forbes, of the 34th regiment, who commands at the Illinois, had collected a vast quantity of stones, with which he had built a dry wall, to support the bank of the Mississippi, for upwards of two hundred yards in the front of the fort. This has been found to answer the design ; and it is not doubted, but that valuable fortress will be preserved to the lasting honour of Capt. Forbes. The handful of soldiers, of which his garrison consisted, animated by the zeal of their commander, seemed to vie with each other, who should contribute most to so important an undertaking; and without which, part of the fort would have been inevitably carried away last summer by the Mississippi.

Gaz. Jan. 6, 1769.

Machieval the Second, introducing the following remark of Seneca, which seems to have proceeded from an accurate knowledge of mankind, “ We are honest as long as we thrive by it; but if the devil himself gives better wages, we change our party," tells us, he can now inform the public, that our disputes with the colonies will soon be at an end, since administration has adopted Machieval's principles and Walpole's opinion, and begs we will insert the following list as a proof thereof, which he assures us is true:

Jonathan Sewel, native of Boston, judge vice-admiralty of Halifax.

Mr. Temple, native of Boston, Mr. Paston, native of Boston, commissioners of customs, 500l. per annum each.

Mr. Hallowell, native of Boston, comptroller of the customs.

Lieutenant governor Hutchinson, native of Boston, a pensioner, 200l. per annum.

Jerard Engersal, native of Connecticut, once stamp-master, now judge of the

vice-admiralty of Pennsylvania, &c. John M.Ewers, native of New York, appointed stamp-master, now contractor, and supplies the soldiers with conveniences.

Benjamin Franklin, native of Boston, post-master of half America.
Walter Delany, commissary-general of Virginia.
Mr. Franklin, son of the above, governor of New

Jersey.

Gaz. Dec. 19, 1768. His majesty has been pleased to appoint Robert Auchmury, Esq., to be judge of the vice-admiralty court appointed at Boston, with power and authority of hearing appeal causes from the vice-admi. ralty courts of Connecticut, Rhode Island, Massachusetts Bay, and New Hampshire, &c., for the despatch of business.

Extract of a letter from Boston, Dec. 2. “ If the news be true which we have lately received from England, . That our countryman, the Rev. Mr. Apthorpe, will soon be appointed bishop of New England, it will not only give great pleasure to the church party here, but be of more real service to the crown, in humbling the factious presbyterians, than a standing army.

Gaz. Jan. 19, 1769.

Extract of a letter from New York, Nov. 17. “We have here a new species of creature called a Duchess. Some time ago a milliner's apprentice of this town was to wait on the duchess, but fearful of committing some error in her address, she went to consult with a friend about it, who told her that when she came before the duchess she must say her Grace to her; accordingly away went the girl, and being introduced, after a very low courtesy, she said, ' For what we are going to receive, the Lord make us thankful; to which the duchess answered, Amen.'

Gaz. Jan. 19, 1769.

HISTORICAL ACCOUNT

OF THE

DISCOVERY OF THE MOUTH OF THE MISSISSIPPI, AND ESTABLISHMENT OF

THE TOWN OF NEW ORLEANS.

Abregé des services des familles Lemoyne de Longeuil de Chateaugay,

dYberville, de Bienville et de Serigny.

Charles Lemoyne de Longeuil, gentilhomme de Normandie, fut s'établir au Canada, en 1610. Il y a servi avec distinction, dans la plupart des expeditions contre les sauvages, et il a été chargé de plusieurs négociations, et traités de paix, dont il s'est tiré avec succés. Il a eu treize enfans; onze garçons et deux filles, un seul de ses fils est mort en bas âge, les dix autres sont entrés au service, et presque tous, s'y sont distingués comme nous allons l'indiquer, en copiant presque, litteralement ce qui en est rapporté dans l'historie générale des voyages, par l'abbé Prévost, dans l'histoire de la nouvelle France, par Charlevoix, dans l’Honneur Français par M. de Sacy, dans les Mémoires historique sur la Louisiane imprimés en 1753, et dans d'autres ouvrages sur les anciennes possessions des Français en Amerique.

En 1686, les Anglais s'étant emparés par surprise d'un fort Français, situé dans la baye d'Hudson, sur le bord, de la rivière Sainte Thérese, une expédition fut envoyée dans la baye, pour le reprendre. MMrs. de Ste. Héléne, d'Yberville, et de Maricour, tous les trois fils de Mr. Charles Lemoyne de Longeuil, en firent partie ils contribuèrent à prendre à l'assaut, le fort Anglais de Mousipi, qui e’tait défendu par 16 pieces de canon. D'Yberville qui nàvait alors que 24 ans, et qui venait de faire preuve d'un grand courage, et d'une présence d'esprit tres remarquable dans les dangers qu'il avait courus en se rendant dans la baye sur un canot monté par quatre hommes, qui avait été entrainé par des courans rapides, se distingua peu après, par une action de la plus grande audace. Il prit avec lui, onze hommes; les distribua sur deux canots d'écorce, en s'embarquant sur l'un d'eux, et il fut attaquer à l'abordage un batiment Anglais de 12 canons, sur le quel se trouvait le général qui commandait la baye, et qui avait 30 hommes d'équipage. Il tua les matelots qui faisaient le quart, et réussit à s'emparer du navire, en même temps son frère, Ste. Helène, qui avait été détaché avee 50 hommes, rencontra sur la côte un bâtiment qui n'était pas gardé it s'y embarqua avec sa troupe, fit voile vers le fort Rupert éloigné de 15 a 20 lienes de Mousipi, débarqua près de la place, monta de suite à l'assaut, et fit mettre bas les armes à la garnison, après cette seconde conquête tous les Français se réunirent ils s'embarquerent sur les deux prises de Ste. Hélène et de d'Yberville et ils se dirigèrent vers le fort de Guitchitchoum dont ils s'emparérent après une assez longue cannonade, les grands magasins des Anglais étaient dans cette place, dont la prise, rendit les Français maitres de toute la partie, méridionale de la baye d'Hudson, d'es l'année suivante, les Anglais firent une tentative sur le fort Guitchitchoum, dont on avait changé le nom dans celui de Ste. Anne: mais ils y trouverent le brave d’Yberville qui les reponssa avec perte, leur prit un batiment et leur brula une maison qu'ils avaient construite sur le bord de la mer. Un 4eme fils de Mr. Charles Lemoyne, du nom de Sérigny était cadet de la marine à Rochefort en 1688; et comme on désirait dans cette année là, faire la paix avec les sauvages Iroquois, on l'envoya à Marseille pour y chercher quelques prisonniers de cette nation qui y étaient retenus il parlait tres bien la langue de ces sauvages, dont il était aimé.

D'Yberville conduisit sa prise à Québec à la fin de 1687, il revint dans la baye d'Hudson en Octobre 1688. Les Anglais envoyèrent contre lui deux batimens, dont l'un avait 18 canons, et 4 pierriers et l'autre 10 canons et aussi 4 pierriers. Ils avaient ordre de tout mettre en usage pour le prendre, et le faire périr cruellment. Ils étaient chargés d'une grande quantité d'armes, de munitions et de vivres. Ils avaient parmi leur équipage, onze pilotes sur douze que les Anglais employaient dans la baye d'Hudson; aussi, ne se promettaient-ils rien moins, que de chasser les Français de tous les postes quils y occupaient: mais ils avaient affaire à un homme d'une habileté rare, de la plus grande intrépidité, et qui savait se bien tirer des positions les plus difficiles. On aura de la peine à croire que n'ayant avec lui que 14 hommes, parmi les quels se trouvait son frère Maricour il réussit à mitrailler les Anglais ; qu'il les fit ensuite harceler par son frère, et qu'après les avoir considérablement affaiblis, il sortit avec sa petite troupe, les attaqua ouvertement, les força à capituler, à livrer leurs deux batiments, avec tvutes leurs charges et la plus grande partie de leurs équipages. Il ent surtout le soin de garder les 11 pilotes au nombre de ses prisonniers.

Au mois de Juin 1689, Ste. Hélène vint rejoindre ses deux frères, et apporta a d’Y berville, l'ordre de conduire à Québec la plus forte de ses deux prises, ainsi que les principaux d'entre ses

prisonniers, il partit au mois de Septembre avec Ste. Hélène et il laissa à Maricour le commandement des forts de la baye d'Hudson, avec des forces suffisantes pour les défendre. Il rencontra sur sa route, un navire Anglais quil ne pouvait pas attaquer parce que son équipage était trop peu nombreux, et qu'il avait des prisonniers à garder. Il se décida alors, à arborer pavillon Anglais. Le capitaine du batiment ennemi donna dans le piege. Il fut convenu que les deux batiments navigueraient ensemble ; que celui de d’Yberville porterait le feu pendant la nuit, et quils se visiteraient au premier beau temps. L'intention de d’Yberville était d'attirer le capitaine Anglais à son bord, et de tenter ensuite l'abordage. Mais une violente tempête les sépara ; d’Yberville arriva heureusement à Québec le 25 Octobre.

Le gloire de d’Yberville et de ses frères parut d'autant plus grande, que dans la campagne de 1689, les armes Françaises n'obtinrent de succès à la nouvelle France, que dans les endroits où ils commandaient.

En 1690, Mr. de Fontenac gouverneur du Canada, voulut prendre l'offensive sur les Anglais, pour rétablir la réputation des Français dans l'esprit des sauvages; il prépara une expédition dont il donna le commandement à deux officiers dont l'un était Ste. Hélène. D'Yberville toujours avide de glorie, voulut faire partie comme simple voluntaire, de l'expedition commandée par son frère. Ils se dirigèrent vers le bourg fortifié de Corlar; ils étaient tous a pied, ayant quelquefois de l'eau jusqu'a la ceinture; étant souvent obligé de rompre la glace et souffrant alors un froid excessif. Le fort de Corlar fit une vive résistance: mais il finit par être pris; il fut livré au pillage et brulé.

En Octobre 1690, une escadre Anglais, sous les ordres de l’Amiral Phibs, vint assiéger Québec: Mr. de Longueil fils ainé de Mr. Charles Lemoyne, fut chargé d'aller examiner les mouvemens de la flotte, avec son frère Maricour nouvellement arrivé de la baye d'Hudson. Ils s'en approchèrent dans un simple canot; des chaloupes Anglaises furent sur le champ, mises à leur poursuite: mais ils firent sur elles, un si grand feu de mousquetterie, qu'ils les forcèrent à les abandonner, et qu'ils purent regagner la terre.

Le 18 Octobre, les Anglais attaquèrent Québec; mais ils furent repoussés ; Ste Hélène pointa lui même presque tous les canons de la principale batterie, et aucun de ses coups ne porta à faux, le lendemain ils descendirent à terre, et cotoyèrent pendant quelque temps la rivière, en tres bon ordre, mais MMrs. de Longeuil et Ste Hélène firent sur eux des décharges continuelles et si apropos, qu'ils les contraignirent à se retirer. Dans une nouvelle affaire, les deux commandants furent blessés, Mr. de Longueil en guérit, mais Ste Hélène mourut d'un coup de feu quil avait reçu dans la jambe et qui n'avait pas paru d'abord, dangéreux, il fut regretté de toute la colonie qui perdait en lui dit, Charlevoix, un des plus aimables cavaliers, un des plus braves hommes quelle ait jamais ene.

Les sauvages du canton d'Onontagai qui l'affectionnaient d'une

« PředchozíPokračovat »