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here than ever. It may be that we need chastisement, and that nothing but a severe chastisement can remove scandals from amongst us, and prepare us to exert that moral weight in the community to which our numbers entitle us.

But we have been betrayed into a line of remark which is somewhat foreign to our main purpose, which was to throw out some suggestions as to the origin and nature of the Protestant movement in the sixteenth century. We certainly have not read all that has been written either by Catholics or Protestants on that movement; but as far as we have read, we think the deeper philosophy of it has not generally been seen, and that a real philosophical History of the Reformation is a desideratum in our literature. We think that it has been regarded too exclusively as a theological movement, and not enough as a movement of royalism and nationalism against the Papacy and the unity and catholicity of the Church as a polity or kingdom. It was an attack on special dogmas, indeed, but still more an attack on the essential and fundamental constitution of the Church, as the divinely instituted kingdom for the assertion and maintenance of the supremacy of the moral and spiritual order in the government of the world, and therefore was, in so far as it succeeded, as Heinrich Heine, that Protestant of the Protestants, has most truly said, “the triumph of sensualism, or the sanctification of the flesh." Regarded in this light, the Protestant movement becomes only a special phase of the general war of the temporal against the spiritual, the flesh against the spirit, the world against God, which has raged from man's first disobedience, and will end only with his last, as we have on so many occasions endeavored to prove.

We have wished also to show that Protestantism was only a development of the anti-Papal doctrines held by nearly all the European sovereigns and court lawyers, whether nominally Catholic or avowedly heretical, from the reign of Philip the Fourth down to the sixteenth century; and therefore for Catholics to defend those doctrines, or to cite the examples they authorized as precedents, is only to play into the hands of our Protestant adversaries, and deprive us of our principal means of support. In the long contests, often severe and bloody, between the Popes and Emperors, between the Holy See and the European monarchies, it should be seen and felt that the Popes were simply the assertors of the supremacy of the law of God, or of the moral order, and defenders of the freedom and independence of religion, that is, of true religious liberty. They warred for the freedom and independence of the soul against the tyranny of the body, of spiritual liberty against material despotism, and therefore are entitled to the gratitude and love of all who have any just conceptions of what it is that constitutes the true glory and dignity of man. Hence we, as Catholics, instead of being half ashamed of their deeds, apologizing for them, or timidly defending them, should exult in them, and appeal to them as our titles to the gratitude of mankind. Instead of sympathizing with the materialism, the royalism, and nationalism which opposed them, and finally carried away half of Europe from the Church, we should look upon these things as the most dangerous enemies of mankind, as well as the individual soul, and oppose to them a hearty love to the Holy See, and a steady and persevering obedience in all things spiritual to the successor of Peter.

Art. V. - Russia and the Western Powers.

A DISTINGUISHED Scottish gentleman, with an historical name, and for whose character, intelligence, and noble purposes we entertain the highest respect, has written us a long letter, complaining of our supposed Russian partialities, and endeavoring to convince us that, as a Catholic in religion and a conservative in politics, we ought to sympathize with France and England in their efforts to resist Russian aggression. We attach so much importance to his communication, and are so willing to listen to all that can be said against Russia from the Catholic and conservative point of view, that we most cheerfully comply with his request, so modestly and respectfully presented, to lay the copy of the communication made to which he incloses, and the more important passages of his letter, before our readers.

“LA RUSSIE UNE PUISSANCE REVOLUTIONNAIRE. “Le sous-signé ne doute pas que plusieurs des considerations suivantes n'aient déjà fixé l'attention de ceux qui occupent des places éminentes dans les différents états de l'Europe. Malgré cela il croit remplir un devoir en venant exposer brièvement ses convictions sur ce sujet.

“ Il commencera par faire mention de ses propres experiences.

“Il y a environ 15 ans que l'Angleterre fut ouvertement menacée d'un mouvement révolutionnaire dans les villes manufacturières, dans le pays de Galles, dans d'autres districts qui abondent en minéraux, et à Londres même. Le mouvement eut lieu de part des Chartistes, c'est à dire des ultra libéraux parmi la classe ouvrière. Subitement partout les préparatifs cessèrent sans arriver à aucun résultat excepté dans quelques parties du pays de Galles. La conspiration fut rendue vaine par l'influence d'un très petit nombre de messieurs qui s'étaient familiarisés avec la nature de l'action Russe en Grèce et en Orient. Ils étaient convaincus que non seulement les troubles de l'Occident étaient favorables à la Russie, mais qu'ils étaient fomentés par elle, et ils soupçonnoient même que dans ce cas ci il fallait reconnaître un exemple de son activité.

“Pleins d'inquiétude ces individus mirent de côté toute repug. nance personnelle et visitèrent les principaux chefs Chartistes. Ils leur parlèrent franchement du caractère et de l'étendue de l'ambition Russe, et réussirent à intéresser leur patriotisme et leur intelligence. Le chef des Chartistes de Londres fut le premier à partager leurs sentiments, - quelque d'autres du Nord suivirent son exemple, et c'est ainsi que toute la conspiration se trouvait paralysée. En un mot plusieurs d'entre eux remirent à ces messieurs quelques portions de leur correspondence secrète, leur chiffre, et sa clef.

L'origine Russe de ce mouvement était ainsi bien claire. Le chiffre étoit le même que celui dont s'étaient servis les agens

Russes en Grèce, et celui qui avait fourni le chiffre avait été quelques années auparavant un agent Russe en Grèce, en Egypte, et en Pologne. “Ces messieurs n'ont pas cessé de suivre le sujet afin de le con

Le sous-signé présente quelques uns des résul. tats de leurs études, de leurs voyages, de leurs dépenses, et de leurs travailles. “Il affirme que la révolution de la Hongrie fut fomentée par

la Russie avec l'intention d'affaiblir l'Autriche afin de la mettre en. suite sous le joug d'obligations imaginaires, et avec d'autres vues qu'il serait impossible de détailler ici.

“ On tient aussi les preuves que les agitations politiques de l'Italie sous le règne de Grégoire XVI. furent fomentées par les instruments de la Russie, et qu'à une date antérieure elle avait les Carbonari à sa disposition, au moins depuis 1813 – 14.

“L'alliance de l'Angleterre et la France même après 1830 a été rendue rapport à son but principal qui était d'arréter la Rus

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sie presque nulle. L'attention de ces nations fut attirée à des objets erronément choisis, la Russie ayant preparé d'avance des tentations suffisantes. En Europe le principal de ces champs d'action fut la Péninsule. La France et l'Angleterre tantôt séparément, tantôt ensemble, furent engagées dans l'Intervention et en chaque cas comme prévu - le résultat fut la dissension mutuelle.

6. Or une telle chose n'était possible que par un grand developpement de certains élémens de discorde dans l'Espagne et la Portugal. Ce s'est effectué par un principal événement, c'est à dire, par le soulèvement militaire et libéral de l’lle de Leon en 1819. Il ya

des preuves suffisantes que ce commencement des troubles de l'Espagne fut entièrement le fruit des intrigues et des dépenses de la Russie.*

“ L'Occident étant ainsi occupé de lui même et ses gouvernements affairés et affaiblis, tout ce qui concernait les buts de l'ambition Russe fut laissé libre pour elle, et, pire encore, fut abandonné entre ses mains par ceux qui étaient en connivence avec elle.

“Le sous-signé pourrait bien faire mention d'une autre série de résultats, mais il n'en parlera maintenant. Il se contente de diriger l'attention.

'Il n'entrera dans des explications sur le rôle de plusieurs Anglais qui, généralement supposés d'être stimulés par le zèle liberal, n'ont été en verité que les instruments du Cabinet Russe.

" Il n'est donc pas de péril plus grand pour un gouvernement que celui de croire la Russie une puissance qui craint l'esprit . volutionnaire dans les autres états. Dans son action extérieure le contraire la caractérise aussi decidément que l'autocratie le fait dans son système intérieur. L'emphase de ses déclarations dans un sens opposé est simplement un voile jusqu'à présent impénétrable du moins pour l'Angleterre. Par ce double caractère son profit est en même temps grand et facile. En secondant les factions, en organisant les conspirations elle occupe les peuples, et en même temps rend les cours ses clientes par ses professions ami. cales et conservatives.

" On prend facilement en bonne foi ces professions, puis qu'on la voit elle même despotique. Mais elle a bien calculé son jeu, elle connait bien sa race, différant tant des autres peuples de l'Europe en langage, en religion, en degrés de culture, et en espoir de domination. Les serfs ne sont pas susceptibles des influences qu'elle emploie pour agiter l'Europe, et c'est dans son calcul qu'ils resteront ainsi jusqu'à ce que l'Occident sera devenu, non un exemple qui attire, mais un leçon qui détourne, c'est à dire, corrompu, épuisé, et vassal.

* After creating the revolt, all her efforts were bent towards the French Intervention, which she carried despite the opposition of Louis XVIII. What he feared and what Russia desired was almost accomplished, - the reopening of war between France and England. When the Duc d'Angoulême entered Spain, the liberals in both houses offered to stand by the ininisters in a war with France on the Spanish question. The temptation was great, and nearly yielded to.

“Le sous-signé ne prétend pas donner des conseils. Il vient simplement déposer ses experiences et ses convictions aux pieds de...

“ Il n'est poussé que par la connaissance qu'il a de cette conspiration dirigée contre la vie des nations et par la certitude qu'il a que tant que le pouvoir Russe ne sera rompu il n'y aura ni paix pour les sujets ni securité pour les trônes.

“ (Signed,) Juin, 1854.”

many sacrifices.

Sept. 8, 1854. “SIR, — On my return from a lengthened tour on the Continent, I have addressed myself to a hasty review of some portions of the Catholic literature produced during my absence. You will not, I trust, think that I flatter, when I say that your Review was turned to by me with eagerness.

" It is seldom indeed that I find any occasion for hesitating to follow the path chosen by you. On one matter only do I venture to do so, and that is a subject to which I happen to have devoted very many years, and in connection with which I have made

“A conservative in politics, and, by God's good grace, a Catholic in religion, and personally acquainted with many eminent persons in various states, I trust you will listen to me with more patience than it is in general very easy to accord to the representations of a stranger. I put forward, however, my acquaintance (I might almost say more than acquaintance) with Dr. Newman as a claim to consideration more likely to tell with you than the intercourse which has been allowed to me with many statesmen, from the late Sir Robert Peel and others in England, to Cardinal Antonelli and various diplomatists, either at this moment or lately in important office in England or on the Continent. Finally, as an English University man, you will perhaps allow to my few words that tentative acceptance which you might possibly refuse to an unknown person speaking on a class of subjects beyond the as yet familiar matter of politics. “ I allude to your estimate of the character of Russia.

You, like the majority of my countrymen, think her conservative, an element among the nations of obedience, -- of permanence, of respect between man and man, — of faith and worship, and all that is warred against by the Revolution.

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